Vancouver Island Part. 2 – Telegraph Cove

le 13/07/2013. J’écris d’une plage de sable fin où viennent s’écraser les lourdes ondulations du Pacifique. c’est le matin, il y a un peu de brouillard accroché aux rochers et aux sapins. Les vitres de notre voiture refuge où l’on vient de passer une énième nuit sont encore embuées. La dernière fois que j’ai écris, je me suis arrêter à Nanaimo et notre départ vers le Nord de l’île. Ça me semble déjà loin mais je vais essayer de combler l’espace jusqu’ici pour que mon récit soit complet.

Day 11

Nanaimo donc et notre petite berline noire qui avait tendance à trop chauffer au soleil. Note pour le futur toujours prendre des voitures de location de couleur claire, surtout quand il fait beau ! Sur la route de Telegraph Cove, il y en avait du soleil.Les premiers 150 Km, une grande autoroute large avec de temps en temps d’immenses carrefours. Nous ne comprenions pas très bien l’idée d’intersection sur une quatre voies, cela semblait dangereux mais apparemment il n’y a pas tant d’accidents que cela. Après Campbell River, où nous nous sommes arrêté pour faire des courses et manger, la route est devenue plus petite. Deux voies qui serpentent entre des montagnes recouvertes de sapins, un peu de neige sur les sommets. Pendant les 230 Km suivant, nous avons attendu l’apparition d’ours noir sur le bord de la route mais nous n’avons rien vu d’autres que des cerfs. Nous sommes arrivés à Telegraph Cove vers 18h30 alors que la lumière du soir s’installait doucement. Une très jolie crique avec sur la gauche un ensemble de maisons en bois reliées entre-elles par un même ponton tel une promenade qui surplombe un petit port de quais flottant. A droite, bien que sur pilotis, un hôtel formé d’un seul grand bâtiment écorche un peu l’harmonie du lieu. Très mignon tout de même Telegraph Cove et tout petit aussi. Ce soir là, nous nous sommes garé un peu à l’écart pour manger et dormir sur un chemin qui descendait vers une exploitation forestière au bord de l’océan.

Day 12

Le lendemain : Kayak. On a bien senti qu’il ne nous laisserait pas prendre un kayak tout seul, nous faisions pas assez « professionnels », alors on s’est résigné à prendre un guide pour une journée. un peu cher pour nous mais bon…On l’a partagé avec un couple de québécois d’une cinquantaine d’années. Nous avons commencé à glisser sur l’eau vers 10h, il y avait déjà un peu de vent et le ciel était un peu couvert. on a longé la côte vers le Sud. Des petites îles, des récifs, des grandes algues, des méduses blanches, des sapins et des aigles majestueux au-dessus de nos têtes. Je n’avais jamais vu d’oiseaux aussi gros, sauf peut-être les Albatros de Patagonie. entre deux îlots au loin, le dos et les ailerons de petits marsouins. Un peu plus tard, une tête de gros chien posé sur l’eau, de grandes moustaches, un phoque. Nous avons mangé sur une plage de galets ronds. Nous avons surpris les Québécois et notre guide, Julian, avec nos raviolis en conserves que nous avons fait réchauffé sur notre petit réchaud coincer entre les rochers. Je pense que pour certain nous voyageons presque comme des hobos, c’est étrange de se sentir regarder comme ça, pas très agréable. après avoir mangé nous avons traversé à pied la petite île où nous nous étions arrêtés. C’était très beau tout ces grands sapins recouverts de mousses et de fougères. Le chemin de retour vers Telegraph Cove a été plus sportif, le vent qui était dans notre dos le matin nous faisait maintenant face. Le courant était aussi contre nous. Nous sommes rentrés au port vers 16h30 et un peu dessus que cette « journée » de kayak se finisse si tôt. Pas d’orques. Nous avons donc décidé de rester jusqu’au lendemain et de se payer un tour en bateau pour essayer de les voir.

Au petit matin, départ pour 3h de navigation dans le Johnstone Strait. Pas d’orques, mais des baleines, des dauphins et des phoques. Nous quittons Telegraph Cove un peu dessus mais le voyage continu, il nous reste encore plusieurs milliers de kilomètres à parcourir jusqu’à Los Angeles. Mes notes s’arrêtent ici mais pas notre aventure.

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